Après une répression policière sanglante, une Justice institutionnelle qui malgré son déni criminalise ce mouvement social inédit depuis le début de la cinquième république ; voilà que le gouvernement s’en prend aujourd’hui à la liberté de la presse. Bientôt la France n’aura plus rien à envier au régime turc. Macron et l’oligarchie en place montrent leur vrai visage : celui d’une lutte sans merci contre les classes populaires.

Depuis le début, le mouvement des Gilets Jaunes s’annonce comme un mouvement insurrectionnel, comme l’est sa résistance malgré le bruit des bottes et de la répression. C’est tous les samedis que des gens s’en vont manifester pour la sauvegarde des valeurs de notre république: Liberté Égalité Fraternité. Ici le mouvement s’essouffle, mais il perdure dans les grands centres et porte encore la contestation à son plus haut niveau avec une résonance internationale. Honneur et respect à tous ces manifestants en gilets jaunes qui bravent tous les interdits et la violence policière seule responsable de toute autre violence en réponse. La république est en danger…

On pourrait penser que cette frénésie répressive est une dérive autoritaire de ce gouvernement en particulier. Or, il n’en est rien, il n’y a pas de dérive : la violence du capitalisme ne s’exprime pas quand tout  » ronronne « . Le moindre pet de travers en revanche donne lieu à une répression forcenée. quitte même à créer de toutes pièces un dossier d’accusation (l’affaire Tarnac, par exemple) à un moment d’incertitude du pouvoir, de manière à détourner l’attention de vrais problèmes, à désigner un ennemi imaginaire quand le véritable ennemi est celui qui désigne.

Le monde semble débarquer de la planète Mars, voire de Pluton : « Il se passe quelque chose de très malsain dans ce pays » : critiques après de nouvelles convocations de journalistes par la DGSI

Ils ne se sont pas aperçus qu’il y a eu 24 éborgnés, 5 mains arrachées, près de 800 signalements de violences policières graves, plus de 100 JOURNALISTES (hé OUI ! Quelque chose autour de 12 % des signalements, rien à voir avec le pourcentage de journalistes par rapport aux manifestants, on le verrait s’il y avait 12 % de journalistes qui suivaient les manifs) victimes de violences policières, pas des agressions de Gilets Jaunes !

Rien vu depuis le 17 novembre dernier, il y a plus de 6 mois !

Penser qu’il y a dérive, c’est un peu la même chose que de voir l’infamie seulement quand elle vous frappe. C’est parce qu’elle s’approche qu’on perçoit la violence insensée du capitalisme, de la toute petite caste de malades imbus d’eux-mêmes, voraces, profiteurs éternellement insatiables, parasites mortels pour la vie sur notre planète. & cette violence est toujours présente, la colonisation n’a pas fini de faire des victimes par exemple… Mais c’est loin le Mali, le Rwanda…

Allez voir mes voisins : Catherine Le Forestier (la grande sœur de Maxime) chantait ça en 71.

L’exacerbation de cette violence tient aussi à la nécessité absolue de d’abandonner ce mode de production, non seulement à cause de l’exploitation insupportable (pour ne pas écrire plus) de milliards d’êtres humains mais parce que ce système est responsable de la dégradation mortelle de notre environnement, le seul possible, faut-il le rappeler. Il n’y a pas de planète B, même pour les milliardaires.

La bête acculée mord tous ceux qui passent à sa portée.

L’escalade de ces derniers jours :

Dans les blogs de médiapart : Après les barbouzes, voici la police politique de M. Macron

DGSI et journalistes : la récidive !

Puisque vous avez fini de lire les articles dont les liens précèdent & que vous avez peut-être oublié qui est dreyfus, le président du directoire du monde, relisez  » Crépuscule  » de Juan Branco. Mais comme nous sommes très gentils avec vous, résumons : c’est lui qui a été nommé par les milliardaires (pigasse, niel, bergé à l’époque) qui n’interviennent pas sur la production de l’ « info  » : À quoi bon, lorsque l’on sait pouvoir intervenir indirectement dans la production de l’information par le truchement d’un homme de main, Louis Dreyfus, qui s’est trouvé un temps à la fois directeur général du Monde, de l’Obs et des Inrockuptibles, excusez du peu, en charge, en tous ces journaux, du recrutement et du licenciement, des promotions et mises au placard de tous les journalistes des plus prestigieuses rédactions de Paris, où tous les journalistes de France rêvent d’être recrutés ? (Crépuscule)

En convoquant dreyfus à la dgsi (direction générale de la sécurité intérieure), les  » intellos  » au pouvoir se tirent des balles dans les pieds. Désopilant !

À la suite du décès de pierre bergé en septembre 2017, xavier niel et matthieu pigasse ont racheté chacun la moitié de ses parts dans Le Monde libre, holding qui détient 72,5 % du Groupe Le Monde.

Source

Depuis, pigasse a cédé les siennes à kretinsky.

Pour compléter ce tableau navrant de la liberté de la presse, quelques liens qui retracent le parcours exemplaire de la rem :

Première partie

Seconde partie

Troisième & dernière partie en date, sauf à considérer  » DGSI et journalistes : la récidive !  » cité plus haut comme une suite.

Stop autoritarisme : carton plein pour le gouvernement macron !

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