Que sommes nous prêts à accepter au nom d’une potentielle sécurité ? Depuis des années, on nous agite différentes peurs à longueur de journées pour nous faire rentrer dans un monde où nos vies seront contrôlées, toute manifestation ou opposition réprimée…..

« ⚠️⛔️ COMMENT CONTRER L APPLICATION STOP COVID ⚠️⛔️
– Bloquer les mises à jour automatique des téléphones ( si si croyez moi, ça peut être intégré aux MAJ de vos téléphones )
– Laisser son téléphone chez soi lors de sorties
– Acheter un téléphone sans GPS et sans Bluetooth »

La CNIL s’est prononcée le 25 mai 2020 sur un projet de décret relatif à « StopCovid », une application mobile mise à disposition des utilisateurs d’ordiphones (smartphones) par le Gouvernement afin de les alerter d’un risque de contamination au virus.
Mercredi 27 et jeudi 28 mai, le Parlement doit se prononcer sur la mise en place de StopCovid.

« Au moment où pour vaincre le coronavirus on nous incite chaque jour davantage à accepter un contrôle de la population par la «solution numérique» – qu’elle s’appelle Stop Covid actuellement ou porte un autre nom demain –, il faut se pencher sur les arguments de la petite minorité de citoyens qui s’y refusent absolument et sera sans doute incomprise, malgré le débat parlementaire annoncé. Peut-être même se fera-t-elle honnir par ses prises de position inflexibles sur le maintien à tout prix des libertés publiques, au détriment, si nécessaire, d’un surcroît d’efficacité sanitaire. Prenons la peine de les écouter car on entendra peu ces voix qui récusent l’esprit du temps et la peur le caractérisant – ce mal profond qui nous taraude depuis longtemps mais que la pandémie de Covid-19 a extraordinairement accéléré. J’espère qu’on pardonnera à cette fraction de citoyens à laquelle j’appartiens son amour immodéré pour « la liberté avant toute chose », puisque tout part de là et que tout y revient ».

Pour ceux qui l’auraient raté, voici le lien vers l’émission de Sud Radio dans laquelle Patrice Franceschi était invité le 19 mai : son intervention commence à 32′ :
Bercoff dans tous ses états
André Bercoff décrypte l’actualité: #Trump #Hydroxychloroquine: retour sur un traitement condamné en France par l’Ordre des Médecins, avec le Dr Violaine GUÉRIN, cofondatrice du collectif « Laissons les médecins prescrire ». Les #drones de la police interdits par le Conseil d’Etat, avec Arthur Messaud, Juriste pour la Quadrature du Net (association de défense des droits et libertés fondamentales à l’ère du numérique). Son invité est Patrice Franceschi, aventurier écrivain, auteur de « Bonjour Monsieur Orwell – le contrôle numérique de masse à l’ère du COVID-19 ». Gallimard

Tracts de Crise (N ° 45) – Bonjour, monsieur Orwell

Le projet StopCovid de traçage numérique de nos vies est difficilement attaquable sur le fond puisque conçu pour notre bien commun. Le « tracking » – son nom anglo-saxon dit bien les choses – a donc de fortes chances de faire partie de notre avenir et d’étendre définitivement son emprise sur nous. Il joue sur l’érosion de notre volonté collective de vivre libre et s’appuie sur les possibilités infinies fournies par les nouvelles technologies.
Nous devons toutefois contester l’idée même d’un pas supplémentaire vers ce qui deviendrait le commencement d’une surveillance de masse dont le caractère totalitaire ne peut échapper qu’aux étourdis. Les voix qui prétendent le contraire et parlent de fantasme sont invalidées par le seul fait qu’elles ne démontrent en rien l’inverse, jouant seulement sur deux de nos culpabilités supposées : n’être pas assez « modernes » et ne pas vouloir tout faire pour sauver ses semblables.

Quoi qu’il en soit, nous sommes en droit de considérer qu’un principe intellectuel et spirituel surplombe tous les autres – et même leur donne sens. Ce principe n’appartient ni au passé, ni au présent, ni à l’avenir, mais à ces trois temps. Il stipule qu’il n’est rien qui se puisse placer au-dessus de la liberté en général et des libertés individuelles en particulier, pas même la sécurité – et encore moins la servitude, cela va de soi. Par liberté, il faut entendre a minima : la capacité à agir et penser par soi-même.
Ainsi, la problématique soulevée par le Covid-19 n’est pas seulement sanitaire et économique. Elle pose avec brutalité l’éternelle question métaphysique du sens et de la valeur de l’existence, interrogation que nous avions mise de côté, semble-t-il. Pourquoi vivre si l’on n’est pas d’abord libre, telle est la question face au projet gouvernemental.

Les générations qui nous ont précédées ont eu bien souvent à se battre pour le principe de liberté, acceptant de mettre entre parenthèses leur sécurité. Pourquoi renoncerions-nous d’office à maintenir cet esprit qui n’autorise aucune concession de fond puisqu’on ne peut pas être libre à moitié ou au trois-quarts. On est libre ou on ne l’est pas. Et c’est seulement quand on l’est véritablement qu’on vit en régime démocratique. Cela n’empêche nullement que les citoyens de ces régimes consentent à restreindre temporairement leur liberté quand l’intérêt général est en jeu – comme ils le font.

Marianne : Patrice Franceschi : la sécurité est le nouvel étalon de nos sociétés et la liberté

Le Figaro : Patrice Franceschi : le traçage est un pas de plus vers le totalitarisme numérique

Mardi 26 mai à 20h05, Elisabeth Quin reçoit Patrice Franceschi dans son émission « 28 minutes » sur ARTE, à propos du projet de traçage numérique des français par l’application StopCovid, auquel il s’oppose.

Le gouvernement travaille à une application qui a déjà un nom : «Stop Covid». Avocat spécialisé dans les technologies de l’information, Constantin Pavleas explique les enjeux de vie privée avec une telle application en prenant l’exemple de la Chine.
Traçage numérique : l’exemple extrême de la chine

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