« Je m’appelle Jonathan, j’ai 30 ans je suis artisan. »
« Je m’appelle Jean-Pierre, 55 ans, j’ai une petite entreprise de 6 salariés »
« Je m’appelle Eléa, 18 ans , je vais passer mon permis et j’aimerai bien que le carburant cesse d’augmenter. »
Je m’appelle Thierry, 62 ans, retraité et je suis obligé de travailler pour boucler les fins de mois. »

Le jaune est leur couleur et ils viennent tous d’horizons différents. Sur les rond-points certains passent la nuit près d’une cabane de fortune et un feu improvisé. Beaucoup laissent leur quotidien pour venir manifester. Des irréductibles ont décidé de ne rien lâcher et leur révolte a un goût de raisin de la colère : « Faut arrêter de taper sur les pauvres. L’essence a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Au jour d’aujourd’hui c’est le ras-le-bol général dont il s’agit . » Christelle 52 ans. Les paroles du gouvernement n’ont pas convaincu les gilets jaunes : « Ils sont hors-sol ces gens là . » dit Robert 70 ans parlant du gouvernement. « Ils habitent sur la lune ou sur Mars. D’ailleurs il faudrait qu’ils y aillent et qu’ils y restent !!! »

La mobilisation des gilets jaunes s’installe dans le temps et durera : « Je reviendrai demain et après demain et après encore, le temps qu’il faudra jusqu’à ce qu’on gagne en fait. » Marion 33 ans.

Victor Hugo a dit : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. » Les gilets jaunes en ont conscience et sont bien déterminés à inverser l’ordre des choses. Tous ensemble !!! Tous unis !!!

302total visits,2visits today