Une moitié de renchérissement de la tarification correspond « à l’évolution des coûts d’EDF telle qu’estimée par la CRE », mais le reste de la hausse vise simplement à soutenir les fournisseurs d’électricité alternatifs afin que « la concurrence (sur ce marché) reste compétitive » et survive. article de la tribune*

La plupart des associations de consommateurs monte au créneau pour dénoncer cette hausse. L’association de défense des consommateurs (CLCV) et l’UFC-Que Choisir vont même saisir le Conseil d’Etat pour tenter de la faire annuler.  « L’exécutif ne doit pas se défausser, se dédouaner. Il faut quand même rappeler que la crise des ‘gilets jaunes’ est une crise de pouvoir d’achat, qui est née des prix de l’énergie. Et quelques mois après le début de cette crise, qu’est-ce qu’on a, une hausse des prix de 6% de l’électricité. Et cette hausse est d’autant plus insupportable qu’elle est juridiquement contestable », déplore au micro d’Europe 1 Cédric Musso, de l’UFC Que choisir. Et de citer l’Autorité de la concurrence, qui s’est étonnée, en mars dernier, d’une telle hausse, dont le seul but serait selon elle de permettre aux concurrents d’EDF d’augmenter leurs tarifs.

Un avis partagé par l’éditorialiste éco d’Europe 1, Axel de Tarlé, pour qui cette hausse est « totalement injustifiée ». « Elle est le résultat d’une formule mathématique qui tient compte du prix du pétrole, du prix des droits à polluer. Or, en France l’électricité est nucléaire ! Pas de pétrole, pas de CO2. C’est exactement comme si on liait le prix de l’essence au prix du lait. Ça n’a rien à voir ! Ce sont deux choses complètement différentes ! », dénonce-t-il. Et d’enchaîner : « Pourquoi ce « mic-mac » ? Pour permettre aux petits concurrents d’EDF d’être plus agressifs. On a créé la seule concurrence qui fait monter les prix ! »

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